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quelques personnages important de l'histoire

 
 
Charlemagne ou Charles Ier le Grand (Carolus Magnus) 
 
(742-814 Aix-la-Chapelle) 
 
Roi des Francs de 768 à 814 et Empereur d'Occident 
 
 
 
Petit-fils de Charles Martel, Charles était le fils de Pépin le Bref et de Bertrade. Il hérita le 24 septembre 768 d'un royaume (l'Austrasie, la Neustrie et l'Aquitaine maritime) qui enserrait les terres de son frère cadet, Carloman, avec qui il ne s'entendait guère. La mort de Carloman, le 4 décembre 771, laissa à Charles l'ensemble des possessions des Francs, c'est-à-dire la Gaule et une partie de la Germanie; mais il héritait aussi des problèmes nés des particularismes régionaux (Aquitaine, Bavière), et des traditions politiques des premiers Carolingiens : protection du Saint-siège, lutte contre l'infidèle, païen ou musulman. Un de ses premiers actes fut de répudier son épouse, la fille de Didier, roi des Lombards, qui se réfugia auprès de son père, avec la femme et les fils de Carloman. Charles les poursuivit et les assiégea dans Pavie, qu'il prit en juin 774, et se proclama roi des Lombards.  
 
 
À l'appel du pape Adrien, Charles s'empara également des duchés de Spolète et de Bénévent. Roi d'Italie, il pouvait désormais imposer ses vues au pontife romain.  
 
 
Une construction territoriale : l'Occident carolingien 
En 46 années de règne et en 53 campagnes militaires, Charles va peu à peu réunir sous son autorité la majeure partie de l'Europe occidentale et constituer le plus vaste rassemblement territorial que l'Occident ait connu depuis l'Empire romain ; à sa mort, seules échapperont au contrôle des Francs la Bretagne et, bien sûr, l'Espagne et les îles Britanniques. Pratiquant la christianisation forcée comme instrument d'assimilation, Charles va parachever son œuvre de rassemblement en ressuscitant la notion d'empire d'Occident, perdue depuis l'effondrement de Rome, en 476, et dont le souvenir était perpétué par l'enseignement des clercs. Tous les ans, en mars ou en mai, les hommes libres, astreints au service militaire, sont convoqués avec leur équipement à une assemblée générale : pendant que l'empereur et les grands font un tour d'horizon des problèmes concernant l'État, l'armée se prépare ; puis, les buts de guerre fixés, la cavalerie franque s'ébranle à la conquête d'un empire. En Germanie, objet de ses préoccupations essentielles, Charlemagne entreprend de soumettre les peuples germaniques restés hors de la mouvance franque. Il lui faudra trente ans pour vaincre les Saxons qui, installés dans une région d'accès difficile, mènent une guerre de partisans derrière un chef célèbre, Widukind. L'armée carolingienne se révèle ici impuissante, et Charlemagne ne viendra à bout de la résistance saxonne qu'en recourant à la terreur : massacre des prisonniers ; ravage systématique du pays, notamment en 784-785 ; déportations massives, comme en 804 ; conversions forcées (de Widukind en 785).  
Dans le même temps, des routes et des fortins sont construits, qui permettent l'implantation de groupes francs. À la suite de la soumission de la Saxe, la Frise, voisine, doit accepter la tutelle franque. Quant à la Bavière, elle est annexée en 788 à la suite des rébellions continuelles de son duc, Tassilon, pourtant vassal de Charlemagne. Cette unification de la Germanie met l'Occident carolingien en contact avec les Danois, les Slaves de l'Elbe, les Avars de la plaine hongroise ; ces derniers sont vaincus en 796 et leur organisation politique est détruite. Au nord, l'empereur doit faire face aux premiers raids scandinaves.  
 
 
Roncevaux (778) 
Dernier secteur d'intervention, l'Espagne. La volonté d'expansion de Charlemagne le pousse au-delà des Pyrénées, en 778; les circonstances sont favorables : trêve du côté saxon ; appel de petits princes musulmans du nord de l'Espagne, en rébellion contre l'émir de Cordoue. La campagne débute victorieusement par la prise de Pampelune, mais un soulèvement des Saxons oblige Charles à lever précipitamment le siège de Saragosse. Au retour, franchissant les Pyrénées à Roncevaux, son arrière-garde est attaquée et détruite par les Basques (qui habitent le nord de l'Espagne et le sud de la Gascogne, et que Charlemagne n'a jamais réussi à soumettre) et par des musulmans. L'épopée s'est emparée, en le déformant, de cet événement et a magnifié ses protagonistes, l'empereur Charles et Roland. 
 
 
Les annales nous apprennent qu'Éginhard, le comte du palais, et Roland, préfet des Marches de Bretagne, furent tués dans ce combat. Les textes contemporains ont minimisé ce fait ou l'ont passé sous silence ; or ce fut un véritable désastre. Mais Charlemagne revient à la charge à la fin du VIIIe siècle et réussit à conquérir une partie de la Catalogne sur les musulmans : Barcelone est prise en 801.  
 
Une construction idéologique : l'empire 
La restauration de l'empire en Occident est le fait majeur du règne de Charlemagne. Charlemagne a marqué des hésitations, qui peuvent s'expliquer par l'existence de plusieurs conceptions de l'empire à cette époque :  
– une idée romaine, qui fait de l'empereur le souverain suprême du monde civilisé ; mais l'empereur d'Orient incarne déjà cette idée ;  
 
– une idée religieuse, selon laquelle l'empereur est le chef temporel d'un empire chrétien, dont le véritable dirigeant est le pape ; cette idée, si elle ignore l'empereur d'Orient, les conflits entre les Églises étant permanents, subordonne l'empereur au pape ;  
 
– une idée de fait, l'empereur étant celui qui domine plusieurs royaumes ; c'est le cas de Charlemagne, mais alors le titre impérial se réduit à une simple dignité qui n'apporte aucun surcroît de puissance à celui qui le porte.  
 
Le processus de restauration de l'empire se mit en route en 798 : une émeute éclate à Rome contre le pape Léon III, dont la moralité est suspectée. Le souverain pontife vient voir Charles à Paderborn et le principe d'une intervention en Italie est retenu ; l'idée d'une restauration de l'empire est probablement envisagée. Le concile décide également de restaurer l'empire et de préparer la cérémonie du sacre. Le cérémonial retenu est calqué sur celui de Constantinople, encore qu'une entorse importante y est apportée : à Constantinople le rôle du patriarche byzantin reste secondaire ; à Rome, en revanche, le pape prend l'initiative, en couronnant Charles «empereur des Romains», de « faire l'empereur ». Au dire d'Éginhard, le nouvel élu se montra d'ailleurs fort mécontent du déroulement de la cérémonie : Charles n'entendait pas dépendre de la papauté ; jusqu'à sa mort, Charlemagne va s'efforcer de corriger le sens de cette cérémonie. D'une part, tout en portant le titre d'empereur, il conserve sa titulature traditionnelle ; il est roi des Francs et roi des Lombards : sa puissance réelle vient de là et non du titre impérial. D'autre part, peu avant sa mort, il couronne à Aix son fils Louis le Pieux, signifiant ainsi au pape qu'il n'a pas à intervenir dans cette cérémonie toute laïque. Cette conception de l'empire ne survivra pas à Charlemagne, puisque Louis le Pieux redonnera au pape l'initiative de faire l'empereur.  
 
Une construction politique : l'État carolingien 
Charlemagne a consacré les dernières années de sa vie à l'organisation de ce Saint Empire romain d'Occident qui, malgré son nom, était bien plus germanique que méditerranéen. Sans innover en matière de gouvernement – il a repris les usages francs –, il a tenté de doter ses territoires d'une organisation étatique cohérente et unifiée. Au niveau central, il gouverne avec les nombreux courtisans et serviteurs rassemblés dans le « palais ». Les conseillers les plus importants n'ont pas nécessairement de titres auliques (c'est-à-dire caractéristiques de la noblesse de la cour impériale) ; mais les charges de comte du palais et d'archichapelain émergent au-dessus de celles, mi-domestiques, mi-politiques, de bouteiller ou de chambrier. Ce palais se déplace sans cesse, de domaines royaux en domaines royaux : les besoins de nourriture de la cour imposent cette migration, les nécessités politiques également, car dans ce vaste empire le prince doit se montrer pour être obéi. Toutefois, impressionné par Ravenne, l'ancienne capitale impériale, et par Pavie, la capitale lombarde, Charles fait édifier, à partir de 794, Aix-la-Chapelle, où il résidera de plus en plus souvent après 800.  
 
Les décisions prises au palais sont annoncées lors des assemblées et appliquées par l'administration. On l'a dit, le départ de l'armée est annuellement l'occasion d'une vaste réunion des notables, clercs et laïcs, du royaume : les mesures élaborées et discutées par l'assemblée sont consignées dans un texte législatif, lu à tous les hommes libres présents : le capitulaire. Ce texte est transmis aux agents locaux du pouvoir, et d'abord aux comtes. Le comte, juge, percepteur des amendes et des impôts indirects (les seuls existants), et chef des contingents militaires locaux, est le représentant permanent de l'empereur dans l'un des trois cents comtés qui partagent l'empire. Des inspecteurs itinérants, les missi dominici («envoyés du maître») font des tournées pour contrôler les comtes. Aux frontières, un personnage investi de pouvoirs militaires tient parfois en main plusieurs comtés, qui forment une marche : il est le duc, ou le comte, de la marche.  
 
Les distances et les difficultés de communication, constantes au Moyen Âge, et surtout les particularismes ethniques et la structure sociale rendent fragile et peu efficace cette construction, cependant cohérente. Pour obvier aux inconvénients des particularismes, Charlemagne a érigé en royaumes satellites, confiés à ses fils, les territoires mal assimilés au monde franc, comme l'Aquitaine ou l'Italie. L'obstacle constitué par les structures sociales est plus grave : la terre est la seule richesse et la société est dominée par une aristocratie détentrice de cette richesse ; dans ces conditions, une structure politique centralisée est vouée à l'échec. Le comte, nommé et révoqué par l'empereur, ne peut être rétribué que par la concession d'une terre publique : les comtes, et cela dès Charlemagne, ont tendance à faire entrer ce bien dans leur patrimoine et à agir à leur guise. Pour contrer ces forces centrifuges, Charlemagne use de divers remèdes : serment de fidélité imposé à tous les hommes libres ; utilisation des cadres ecclésiastiques au profit de l'État, l'évêque tenant dans sa cité le rôle du comte ; concessions de diplômes d'immunité aux grandes abbayes ; utilisation des liens privés de dépendance, l'empereur recevant l'hommage de nombreux vassaux, à qui il concède une terre en usufruit, et obligeant les comtes à entrer dans sa vassalité. Malgré sa volonté et son prestige, Charlemagne n'a pu que contenir ces forces de désagrégation, non les maîtriser.  
 
 
Une construction intellectuelle : la Renaissance carolingienne 
Pour disposer d'administrateurs compétents, Charlemagne favorisa un renouveau des études et créa l'École du palais, que dirigea le célèbre Alcuin. Les nécessités religieuses l'amenèrent également à concevoir une « politique culturelle ». Celle-ci était conditionnée par la réforme religieuse que Charlemagne, concile après concile, réussit à imposer : réforme liturgique, réforme de la discipline dans les abbayes et les chapitres cathédraux. Seul un clergé instruit pouvait permettre le succès de ces réformes ; d'où les mesures « pédagogiques », si l'on peut dire, prises à l'instigation de Charlemagne et de ses conseillers : création d'écoles près des églises cathédrales et des monastères ; réforme de l'écriture, avec l'adoption de la « minuscule caroline », écriture simple régulière, lisible. Charlemagne participa aussi aux débats théologiques de son temps. Au concile de Francfort (794), il fit condamner l'iconoclasme et l'adoptianisme espagnol.  
D'une manière générale, l'empereur encouragea un véritable élan vers la culture – facilité par l'ouverture de l'empire sur des régions où la culture antique s'était conservée (Italie, Espagne, Angleterre, Irlande) –, ce qui permit, sous son règne et sous celui de son fils Louis le Pieux, l'éclosion d'une brève mais brillante «renaissance carolingienne» dans le domaine des arts et des lettres (et qui assura notamment la survie de nombreux manuscrits latins) : l'Anglo-saxon Alcuin, le Lombard Paul Diacre, le Wisigoth Théodulf, le Franc Angilbert contribuèrent à relancer le goût pour la culture antique et, dans leurs écrits, à restaurer la langue latine. La volonté d'imiter l'Antiquité marque également la renaissance artistique : le décor architectural, la sculpture sont calqués sur l'art romain. Mais on note aussi une ouverture aux influences extérieures, irlandaises dans les manuscrits à peintures, byzantines dans le décor à mosaïques. L'architecture connaît un brillant essor : les constructions religieuses obéissent aux besoins de la piété populaire (grandes églises, cryptes et déambulatoires pour abriter les reliques dont le culte se répand) ou aristocratique (Germigny, chapelle de campagne de Théodulf, chapelle palatine d'Aix, conçue pour le service divin du palais). La construction des palais d'Aix et d'Ingelheim témoigne du renouveau de l'architecture civile. Mais l'état arriéré de l'économie, la faiblesse des échanges, l'insuffisance des cadres administratifs et les invasions normandes provoquèrent la dislocation rapide d'une construction politique aussi impressionnante qu'éphémère, que l'empereur avait d'ailleurs songé à partager entre ses trois fils, avant de couronner Louis comme son héritier en 813.  
 
Charlemagne : l'homme et le mythe 
Éginhard, qui a écrit l'histoire du règne (Vie de Charlemagne), décrit l'empereur comme un homme vigoureux, très grand, portant moustache (et non la barbe), vêtu simplement du costume du guerrier franc, passionné de chasse et gros mangeur. Peu cultivé lui-même, Charlemagne sut toutefois s'entourer des meilleurs esprits de son temps et servit l'Église avec une foi sincère. Après sa mort en 814, son règne apparaîtra vite comme un âge d'or perdu et la légende s'emparera de ce personnage hors du commun. La figure de Charlemagne, empereur à la barbe fleurie, désormais mythique survécut dans les chansons de geste (la Chanson de Roland, la Chanson des Saisnes), et les romans de chevalerie où il apparaît comme l'infatigable défenseur de la foi et de la justice, avant de prendre des traits comiques, au moment où le pouvoir royal cède devant l'expansion féodale (le Pèlerinage de Charlemagne).  
 
 
Frédéric Barberousse fit canoniser en 1165, par l'antipape Pascal III, le souverain qui devait rester un modèle pour toutes les monarchies européennes. 
 
J'ai trouvé ces informations sur http://www.yrub.com/histoire/charlemagne.htm 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jeanne d'Arc 
 
Naissance : Lorraine, 1412 - Décès : Rouen, 1430 
 
 
 
Charles VI, successeur du sage Charles V, deviendra fou à vingt-quatre ans, douze ans après son avènement. Il régnera malgré tout jusqu'en 1422. Le roi d'Angleterre, Henri V, exploitera la situation de faiblesse de la France, renforcée par la haine et les conflits qui déchiraient les parents du roi, son frère (le duc d'Orléans) et son cousin (le duc de Bourgogne). 
 
 
Biographie  
 
 
 
Le souverain anglais, vainqueur à Azincourt en 1415, obtiendra le contrôle d'une grande partie du pays par le traité de Troyes de 1420. La haine des Français à l'égard de l'Angleterre sera alors très vivace. Henri V assiégera Rouen en 1418, à la tête de quarante-cinq mille anglais. Il se heurtera à une résistance farouche, conduite par Alain Blanchard. Douze mille vieillards, femmes et enfants tenteront de fuir la ville au mois de décembre. Ils ne pourront franchir les lignes ennemies et seront contraints de manger de l'herbe avant de périr de faim et de froid. La ville, privée de toute nourriture, ne tombera qu'au bout de sept ans. Alain Blanchard sera pendu.  
 
Jeanne d'Arc, fille de deux paysans aisés (Jacques d'Arc et Isabelle Romée), naîtra en Lorraine le 6 janvier 1412, dans la châtellenie de Vaucouleurs, à Dom Rémy. Le village, situé à la frontière tracée par le traité de Verdun, faisait partie de l'une des rares régions fidèles au Dauphin au Nord de la France. Jeanne, qui ne sait ni lire ni écrire, fréquentera l'église voisine de Notre-Dame-de-Bermont. Un de ses oncles était prêtre.  
 
Jeanne a treize ans lorsqu'elle entendra une voix qui lui disait : "Sois bonne et sage, et va souvent à l'église". Elle apercevra ensuite, au milieu d'une grande lumière, l'archange saint Michel, puis sainte Marguerite et sainte Catherine. L'archange lui parlera "de la grande pitié qui était au royaume de France" et lui donnera l'ordre de "bouter les Anglais hors de France". Son père lui déclarera qu'il préférait la noyer que de la laisser aller parmi les gens de guerre. Elle s'adressera alors à Baudricourt, le capitaine qui commandait à Vaucouleurs, en ces termes : "Avant la mi-carême il faut que je sois devers le roi, dussé-je pour m'y rendre user mes jambes jusqu'aux genoux". Domrémy est attaquée par les Anglais en février 1429.  
 
Baudricourt fournira une épée et une escorte de six hommes d'armes à Jeanne, pour la conduire auprès de Charles VII à Chinon. Les habitants de Vaucouleurs se cotiseront pour lui fournir un cheval et une armure. Elle partira le 23 février, traversera les cent cinquante lieues de pays infestés de bandits, et arrivera à destination onze jours plus tard.  
 
Le roi consentira à la recevoir au bout de deux jours. Il se cachera parmi les gens de sa cour. Jeanne se dirigera vers lui sans hésiter. Elle lui déclarera qu'elle était envoyée par Dieu pour le conduire à Reims, le faire sacrer roi, et pour chasser les Anglais. Elle lui récitera alors une prière qu'il avait faite mentalement quelques mois auparavant. Le dauphin, méfiant, demandera à des prélats, de s'assurer qu'elle était bonne chrétienne et non une sorcière. Jeanne répondra aux prélats, qui désiraient un signe : "En nom Dieu, je ne suis pas venue à Poitiers pour faire signe. Mais conduisez-moi à Orléans je vous montrerais le signe que je suis envoyée".  
 
On vérifiera également sa virginité.  
 
Orléans, cité des premiers Capétiens et dernière place possédée par Charles VII au Nord de la Loire, résistait avec courage au siège des Anglais. Dotée d'une armure et d'un étendard à la devise "Jésus Maria", Jeanne prendra la tête d'une escorte composée de capitaines et de jeunes princes de la cour parmi lesquels le duc d'Alençon, Gilles de Rais et La Hire.  
 
Jeanne dictera une lettre aux chefs de l'armée anglaise dans laquelle elle les sommera de quitter la France. "Vous, archers, compagnons de guerre qui êtes devant la bonne ville d'Orléans, allez-vous-en, de par Dieu, en vos pays, et si vous ne le faites, attendez des nouvelles de la Pucelle qui vous ira voir avant peu, à votre bien grand dommage".  
 
Jeanne arrivera devant Orléans le 29 avril. Elle sera accueillie par Dunois et attendra ses troupes jusqu'au 4 mai. Elle commencera par détruire certaines des treize redoutes construites par les Anglais pour interdire l'accès à la ville. La bastille Saint Loup tombera le 4 au soir, une autre le 6. La plus importante redoute, la bastille des Tournelles ou des Tourelles, sera prise d'assaut le 7. Une flèche traversera l'épaule de Jeanne. Les Anglais abandonneront leurs derniers ouvrages le dimanche 8, abandonnant en grande partie artillerie et provisions. La délivrance d'Orléans aura un extraordinaire retentissement dans toute la France.  
 
Charles V hésitera encore deux mois avant d'accepter de faire sacrer à Reims. La victoire de Jeanne à Patay le 18 juin, face au célèbre chef militaire anglais Talbot, finira par convaincre le roi. Les Anglais renonceront également à Jargeau, Meung, Beaugency. Leurs capitaines Salisbury, Suffolk et Falstolf, seront tués ou faits prisonniers.  
 
Accompagné de Jeanne, le roi de France traversera la région située entre la Loire et Reims, aux mains des Anglais ou des Bourguignons. Il s'emparera de Troyes et arrivera à Reims le 17 juillet pour être sacré dans la cathédrale et devenir, selon Jeanne, " le vrai roi et celui auquel devait appartenir le royaume de France". Le nouveau souverain devra se contenter d'une couronne de remplacement, l'originale étant restée à Saint-Denis aux mains des Anglais. L'évêque de Beauvais, Cauchon, pair de France favorable aux Anglais, est absent.  
 
Jeanne prendra la tête des troupes chargée de délivrer Paris. En chemin, Laon, Soissons, Château-Thierry et Compiègne repasseront sous le contrôle de la France. L'attaque de Paris aura lieu le 8 septembre. Jeanne, blessée devant la porte Saint-Honoré dont elle avait enlevé les ouvrages avancés, sera entraînée de force hors du champ de bataille. Les favoris de Charles VII redoutaient son l'influence en cas de victoire.  
 
Ramenée sur la Loire et contrainte à l'inaction durant l'hiver 1430, elle parviendra à s'échapper printemps. Les Bourguignons assiégeaient alors Compiègne. Arrivée sur place le 23 mai, elle tombera de cheval alors qu'elle couvrait la retraite des siens. Devenue la captive de Jean de Luxembourg, elle sera vendue aux Anglais au prix de 10 000 francs d'or. Charles VII, sur les conseils de son entourage, n'interviendra pas malgré les nombreuses réactions de la population.  
 
Jeanne sera conduite à Rouen 18 décembre 1430.  
 
Les Anglais, qui voulaient apporter la preuve qu'elle ne pouvait être celle à qui saint Michel avait demandé de les bouter hors de France, souhaiteront apporter la preuve de l'imposture. Ils souhaiteront ainsi ébranler la confiance de Français et compromettre le roi Charles qui s'était associé une fille de Satan. Ils demanderont à l'évêque de Beauvais, Pierre Cauchon, d'instruire le procès en sorcellerie. Jeanne dira alors à ses juges : " Vous écrivez tout ce qui est contre moi et vous ne voulez pas écrire ce qui est pour moi". Le procès durera quatre mois.  
 
Jeanne restera détenue, les fers aux pieds le jour, attachée par une chaîne reliée à une grosse poutre, la nuit. Ses juges l'interrogeront sans relâche, parfois entre trois heures le matin et trois heures le soir.  
 
"Etes-vous en état de grâce ?" lui demandera Cauchon. Une réponse positive prouverait son l'orgueil diabolique, une réponse négative serait l'aveu de sa culpabilité. Elle répondra alors : " Si je n'y suis, Dieu veuille m'y mettre, si j'y suis, Dieu veuille m'y tenir". A défaut de la convaincre de sorcellerie, on l'accusera d'hérésie pour avoir porté des habits d'homme.  
 
On la conduira au cimetière de Saint-Ouen et, la menaçant de mort, on lui dira : "Tu abjureras immédiatement ou tu seras brûlée aujourd'hui même". On lui promettra de la libérer des Anglais si elle abjurait. Epuisée et épouvantée, elle dira alors : "Je me soumets à l'Église". Elle s'engagera à ne plus porter d'habits d'homme. Ne sachant pas lire, elle signera un acte d'abjuration dans lequel elle reconnaissait être hérétique, idolâtre, schismatique et invocatrice des démons. Cauchon la condamnera à la prison perpétuelle "au pain de douleur et à l'eau d'angoisse" avant de la remettre aux Anglais. Ses gardes profiteront de son sommeil pour l'habiller en homme. Accusée d'être retombée dans sa faute, Jeanne venait de commettre une relapse passible du bûcher.  
 
Elle sera conduite sur la place du Marché, entourée d'un millier de soldats, le mercredi 30 ami 1431, à neuf heures du matin. Attachée sur le bûcher, elle demandera que l'on tienne levée devant ses yeux la croix provenant de l'église voisine. Elle invoquera ses saintes et saint Michel durant son supplice. Les Anglais feront jeter ses cendres à la Seine.  
 
Charles VII initiera le procès de réhabilitation de la Pucelle qui interviendra entre 1450 et 1456. Le souverain refuse d'attribuer l'origine de son couronnement à une sorcière. Les juges finissent par trouver un vice de forme dans la procédure du premier procès : "le matin de son supplice, dans son cachot, Jeanne avait pu se confesser et avait reçu la communion, avec l'accord de Cauchon. Relapse et excommuniée, elle n'y avait pas droit". La légende de Jeanne d'Arc pouvait alors se répandre dans toute l'Europe.  
 
Le duc de Bretagne se ralliera à Charles VII en 1432. Il sera rejoint par le duc Philippe de Bourgogne qui quittera l'alliance anglaise par le traité d'Arras de 1435. Des bandes de mercenaires et de pillards, les bandes "d'écorcheurs", ravagent les campagnes françaises entre 1435 et 1444.  
 
Paris sera libérée des Anglais, en 1436, qui se replieront sur Rouen. Charles VII reviendra dans la capitale l'année suivante. Il entamera la reconquête du pays et reprendra Pontoise en 1441. La guerre à outrance commencera en 1449. Les Français reprendront la Normandie en 1450, puis la Guyenne, aux mains des Anglais depuis le douzième siècle et le mariage d'Éléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenêt, ainsi que Bordeaux, en 1451. Le Sud-ouest sera libéré en 1453, date qui marquera la fin de la guerre de CENT ANS.  
 
La France sortira ravagée du conflit. Certains villages seront totalement dépeuplés, aux environs de Senlis par exemple. Limoges ne comptera plus que cinq habitants en 1435.  
 
J'ai trouvé ces informations sur http://www.insecula.com/contact/A005848.html 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Clovis 
 
(vers 463 à 511)  
 
Roi des Francs de 481 au 27 novembre 511 
 
 
 
Clovis serait le descendant de Mérovée, roi légendaire d’une tribu de Francs Saliens, qui a donné son nom à la dynastie mérovingienne. Les Francs apparaissent au courant du IIIe siècle comme un regroupement de petits peuples germaniques pas encore convertis au christianisme. Dans leur langue, le francique (plus proche de l’actuel néerlandais que de l’allemand), leur nom signifierait « libres » ou « hardis ». Hardis, les Francs le sont certainement, et brutaux et belliqueux. On redoute la saisissante adresse et efficacité des guerriers :  
 
« C’est un jeu pour eux de lancer dans l’espace leur francisque (hache à deux tranchants), de mesurer du regard l’endroit qu’ils sont sûrs de frapper, de faire tourner leur bouclier, de bondir plus vite que les javelots qu’ils ont décochés et d’atteindre l’ennemi avant eux. »  
 
Sidoine Apollinaire 
 
 
 
A la mort de son père Childéric Ier, Clovis est élevé sur le pavois par ses soldats, comme le veut la coutume franque. Il a quinze ans. Il hérite d’un royaume resserré entre la mer du Nord, l’Escaut à l’est, les diocèses de Thérouane et de Boulogne à l’ouest et le diocèse de Cambrai au sud. Ce modeste héritage, Clovis ne tardera pas à l’étendre. En vingt ans, par la diplomatie ou par la force, il va devenir maître de la Gaule. Mais, à son avènement en 481 (ou 482), sa situation est claire aux yeux des Gallo-Romains, que commande Syagrius : Clovis est reconnu roi (rex), autrement dit chef militaire d’un peuple allié de l’Empire. Cependant, Syagrius lui-même, dernier représentant de l’autorité romaine en Gaule du Nord, est dans une position délicate. Son père, Aegidius, ayant rompu avec Rome, il ne peut plus compter militairement que sur ses propres forces, privé d’ordres, d’hommes ou de subsides venant de la capitale. Clovis profite de cet état de faiblesse.  
 
En 486, près de Soissons, il attaque et écrase Syagrius qui doit se réfugier chez les Wisigoths (en Aquitaine). Clovis a le champ libre pour occuper la Gaule du Nord jusqu’à la Loire et obliger ce qui reste de l’armée romaine à passer à son service. L’épisode quasi légendaire du « vase de Soissons » n’est pas qu’une belle histoire. Il témoigne de la volonté politique de Clovis. En refusant le partage égal du butin à la mode germanique, il impose à ses guerriers son pouvoir supérieur. En réservant un vase liturgique pour le restituer à l’évêque de Reims, il s’assure l’alliance essentielle avec le haut clergé de Gaule. Cette même intelligence politique fait choisir à Clovis de ne pas poursuivre aussitôt sa conquête vers le sud, mais d’affermir ses positions à l’est. Luttes sanglantes, mais mal connues, pour soumettre les autres tribus franques et les Thuringiens, pour contenir la poussée des Alamans. Ces derniers sont vaincus et dispersés en 496 à la bataille dite de Tolbiac (Zülpich) et la partie rhénane de leur royaume passe sous protectorat franc. Après cette victoire, il est convenu de situer le baptême de Clovis, avec 3 000 de ses guerriers, par saint Remi, évêque de Reims. Noël 496 ou 498 ? Ce qui est sûr, c’est qu’il reçut le baptême et que cet acte va décider non seulement de l’avenir de Clovis, mais aussi de l'histoire nationale française.  
 
Probablement influencée par la reine Clotilde (princesse burgonde et catholique, épousée en 496), cette conversion place Clovis, le barbare païen, dans l’ordre religieux du côté de ses sujets gallo-romains. Quel meilleur parti pouvait-il prendre pour gagner la sympathie du peuple de la Gaule et obtenir le soutien des évêques, alors seule force véritablement agissante ? D’ailleurs, l’évêque de Vienne, Avit, n’écrit-il pas au nouveau baptisé : « Votre foi est notre victoire. » Désormais, Clovis peut exploiter le mouvement d’opinion en sa faveur et sa campagne décisive contre les Wisigoths va apparaître comme une croisade pour la Chrétienté. Plus que la neutralité du royaume des Burgondes, il obtient la participation de quelques contingents de soldats ainsi que celle de troupes rhénanes. Fort d’une puissante armée, et après une étape à Tours où il se met sous la protection de St Martin, il attaque le royaume wisigoth.  
 
A Vouillé, près de Poitiers, il met en déroute l’armée du roi Alaric II. Alaric meurt dans la bataille (507). Son peuple reflue vers l’Espagne, laissant les villes de Bordeaux et de Toulouse aux mains de Clovis, qui s’empare bientôt de toutes les régions situées entre la Loire et les Pyrénées (à l’exception du bas Languedoc, sous protectorat ostrogoth). Revenu à Tours, Clovis y fait une entrée triomphale, à la manière d’un général romain, reçoit les insignes royaux par l’empereur d’Orient, Anastase. Son pouvoir est désormais légitimé. Puis il remonte sur Paris, dont il fait, à la place de Soissons, sa capitale. C’est là qu’il engage la construction d’une basilique dédiée à St Geneviève et destinée à recevoir son propre tombeau et celui de la reine Clotilde.  
 
Dernier acte politique de son règne, Clovis fait réunir à Orléans un grand concile des évêques de Gaule (juillet 511). En échange de toutes sortes de largesses, il se voit reconnaître le contrôle des ordinations. A sa mort, le 27 novembre 511, Clovis était le maître de presque toute la Gaule. Sa sagesse de ne pas avoir réduit les vaincus en servitude, de ne pas les avoir spoliés de leurs terres, et son habileté à faire collaborer l’aristocratie militaire franque avec l’élite gallo-romaine, civile ou ecclésiastique, avaient largement contribué à assurer son autorité de roi des Francs. Le royaume, qui sera longtemps considéré comme un bien patrimonial, sera partagé entre ses quatre fils : Thierry, Clodomir, Childebert Ier et Clotaire Ier.  
 
 
 
 
j'ai trouvé ces information sur http://www.yrub.com/histoire/clovis.htm 
 
 
 
 
 
léonard de vinci:(1452-1519)  
 
 
Artiste et humaniste florentin de la Renaissance, à la fois peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et scientifique. La passion qu'il vouait à la connaissance et à la recherche scientifique transparaît nettement dans son oeuvre artistique et théorique. De Vinci se révéla aussi grand savant que grand artiste, il entrevit les lois de la mécanique, et anticipa les voies de la science actuelle sur la géologie, la botanique, le vol des avions, la marche des sous-marins.  
 
 
 
Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 dans la petite ville toscane de Vinci, près de Florence. Il était le fils d'un riche notaire florentin et d'une paysanne. Au milieu des années 1460, la famille s'installa à Florence, où le jeune Léonard reçut une solide éducation. Vers 1466, il entra comme apprenti (garzone) dans l'atelier d'Andrea del Verrocchio. C'est là que Léonard fit l'apprentissage de diverses activités, depuis la peinture de retables et de panneaux jusqu'à la sculpture monumentale de marbre ou de bronze. En 1472, il fut admis au sein de la confrérie des peintres de Florence, et figurait toujours comme assistant de Verrocchio en 1476. Certains lui attribuent notamment l'ange agenouillé dans la partie gauche du Baptême du Christ de Verrocchio.  
 
 
 
Vers 1482, Léonard de Vinci entra au service de Ludovic Sforza, duc de Milan, pour qui il s'occupa notamment d'ingénierie, de travaux hydrauliques, de poliorcétique, d'architecture et d'urbanisme. En décembre 1499, la famille Sforza fut chassée de Milan par les troupes françaises et Léonard retourna à Florence en 1500.  
 
 
 
En 1502, Léonard fut engagé au service de César Borgia, duc de Romagne et général en chef des armées du pape Alexandre VI, son père. En tant qu'architecte et ingénieur principal, Léonard supervisa les travaux des forteresses dans les territoires ecclésiastiques du centre de l'Italie.  
 
 
 
Léonard de Vinci exécuta plusieurs portraits au cours de sa seconde période florentine - le seul qui soit parvenu jusqu'à nous est celui de la Joconde (1503-1506, musée du Louvre).  
 
 
 
En 1506, Léonard revint à Milan à la demande de son gouverneur français, Charles d'Amboise. L'année suivante, il fut nommé peintre de la cour de Louis XII de France, qui résidait alors à Milan. De 1514 à 1516, Vinci vécut à Rome sous la protection du pape Léon X. Il résida dans le palais du Belvédère, au Vatican, et semble s'être consacré essentiellement à des expériences scientifiques. Il se rendit en France en 1516, pour entrer au service de François Ier, et passa les dernières années de sa vie au Château du Clos-Lucé, près d'Amboise, où il mourut le 2 mai 1519.  
 
 
 
 
 
Ses oeuvres célèbres :  
 
 
 
Le nombre d’œuvres (fresques ou toiles) attribuées à Léonard de Vinci ne sont finalement pas si nombreuses, et parmi celles dont l'origine est formellement reconnue (une quinzaine au total), certaines ont vu leurs couleurs abîmées par le temps, et d'autres encore sont inachevées. Ses principales oeuvres sont « la Cène », fresque d'un couvent de Milan, et quelques tableaux comme « La vierge à l’œillet », le fameux portrait connu sous le nom de la « Joconde », la « Vierge, Sainte Anne et l’enfant Jésus ». Dans toutes ces compositions, la figure humaine constitue le motif central. Léonard De Vinci éleva au plus haut deux techniques picturales, qui, aux alentours de 1500, ont radicalement changé l'art de peindre. La première d'entre elles est le souci constant et de la composition géométrique à la fois gracieuse et scrupuleusement étudiée. La structure pyramidale, apparue avec « La Vierge aux Rocher », en est un exemple marquant. La deuxième technique dont Léonard de Vinci fut le maître est l'art dit du « clair-obscur » (ou « sfumato ») qui permet, par le jeu subtil des ombres et des lumières, baigner le sujet dans une atmosphère à la fois harmonieuse et mystérieuse. L’œuvre artistique de Léonard de Vinci s'enrichit également d'une somme impressionnante de dessins, croquis comme celui des « proportions de l’homme » esquisses, qui, bien davantage que les peintures, sont la vitrine des recherches inépuisables que leur auteur multipliait. On trouve ainsi des représentations très soignées d'instruments et de mécanismes, des croquis de scènes fantastiques, la célèbre « série des cataclysmes », des visages comme celui de la « tête d'une jeune femme » ou celui de la « tête d'une étude pour Madeleine », des figures, exprimant tantôt la suavité, tantôt la tourmente, l'élégance ou l'horreur. Cette extraordinaire maîtrise de l'outil graphique explique comment Léonard de Vinci a pu s'aventurer si avant dans l'exploration de bien d'autres domaines ou techniques que la peinture. L'analyse scientifique du réel, la réflexion avant l'expérimentation sont les principes de base de la démarche de Vinci, qu'il manifesta aussi bien dans les arts que dans les sciences.  
 
Ses tableaux célèbres  
 
 
 
 
 
 
 
 
Tableau 1 : La Joconde  
 
Huile sur bois / 77 x 53 cm  
Paris, Musée du Louvre  
 
 
 
 
 
 
Peu de temps après son retour à Florence, Léonard commence un portrait de femme sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort. Le tableau inachevé suit l’artiste à Milan, à Rome puis en France où il est cité par Antoine de Beatis qui rend visite à Léonard à Cloux en 1517. Après d’innombrables errances, le tableau est donné au Louvre en 1805, par Napoléon. Volé en 1911, il est rapporté en Italie puis exposé à Florence, Rome et Milan avant d’être rendu à la France. Résultat d’une technique savante, le tableau qui est fait d’innombrables couches de glacis ne laisse voir aucune trace du pinceau, même à l’examen radiographique, et a sans doute demandé une très longue élaboration.  
 
Le tableau le plus célèbre du monde doit aussi sa gloire au mystère qui l’entoure. Que ce soit le portrait de Mona Lisa, épouse du banquier florentin Francesco del Giocondo, ou celui d’une courtisane favorite de Julien de Médicis importe peu. On n'a jamais pu établir avec certitude qui était la dame qui avait servi de modèle. Il nous reste la dame au sourire énigmatique et au regard intense, devant une loggia ouverte sur un paysage onirique qui se fond dans un univers rocheux magiquement surgi de l’eau. A l'inverse de beaucoup de portrait de l'époque, ne sont pas euls visibles le visage et les épaules de la dame. Cette dame se maintient parfaitement : elle regarde le spectateur et tourne légèrement le torse de côté ce qui donne vie au personnage et rend la composition harmonieuse. Les mains entrelacées augmentent l'imprssion d'harmonie de la composition et confère à la dame une digninité calme et sereine. Le paysage qui s’estompe vers l’horizon en un dégradé de verts et de bleus est construit selon cette forme de perspective que Léonard qualifie d’aérienne. En étudiant les effets optiques provoqués par la réfraction de la lumière dans l’air, l’artiste restitue l’impression de profondeur par une moindre définition des objets et une atténuation progressive de la couleur au fur et à mesure que l’on approche de l’horizon. Les éléments du paysage paraissent bouger et se fondre les uns dans les autres. Aucune ornementation, aucun faste superflu ne viennent perturber l'expression de la vie intérieure.  
 
 
 
 
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Tableau 2 : La Cène  
 
Huile et détrempe sur enduit / 422 x 904 cm  
Milan, Réfectoire, Santa Maria delle Graz  
 
Commencée vers 1495, terminée vers 1498 après des années de travail intermittent, La Cène du réfectoire de Santa Maria delle Grazie, à Milan, représente la cérémonie de l’eucharistie au moment de l’annonce de la trahison de Judas.  
 
 
 
 
 
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Tableau 3 : La Madone à l’œillet  
 
Huile sur bois / 62 x 47,5 cm  
Munich, Alte Pinakothek  
Cette Vierge à l’enfant marque une émancipation du graphisme de Verrocchio et l’avènement d’un sens renouvelé de la lumière et des valeurs plastiques. Le fond du tableau évoque la peinture flamande et notamment les paysages de Van Eyck.  
 
 
D'après jassemphysique

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Modifié en dernier lieu le 3.05.2005
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