l'histoire du PSG
La création du PARIS SAINT-GERMAIN FC remonte au 12 août 1970 (Journal Officiel du 27 août 1970). Grâce à l'appui de 20 000 souscripteurs désireux de voir renaître un grand club à PARIS, un groupe de personnalités parisiennes, dont Guy CRESCENT, PDG de CALBERSON, et Pierre-Etienne GUYOT, Vice-Président du RACING-CLUB de FRANCE, convainc les dirigeants du Stade Sangermanois de s'associer à son projet.
L'équipe première de SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, qui vient de conquérir sa place en Nationale (ex-Deuxième Division) permet au tout récent PSG de faire ses armes à ce niveau en 1970/71. Le succès est total, le PSG remporte le championnat «National» et fête son premier anniversaire en D1.
1971/72 se solde alors par une honorable 16e place. Cette saison marquera la rupture, le 16 mai 1972, entre Parisiens et Sangermanois. La section professionnelle rejoint le CA MONTREUIL et poursuit sa route en D1 sous le nom de PARIS FC, tandis que le PSG prend le statut amateur et dégringole en D3.
1972/73. Le PSG termine deuxième de son groupe et profite du désistement de QUEVILLY, classé premier, pour accéder à la D2.
1973/74. Henri PATRELLE, à la recherche de financements, cède la présidence à Daniel HECHTER. Le club obtient le statut professionnel. La Coupe de France sourit à cette équipe de D2 qui atteint les quarts de finale. Mieux encore, elle se classe deuxième de son groupe et conquiert le droit de disputer une place en D1 en matches de barrages face à VALENCIENNES. Battu 2-1 à l'aller, le PSG l'emporte 4-2 au Parc des Princes le 4 juin 1974 et prend pied en D1, l'année même où -ironie du sort- le PARIS FC descend en D2.
Depuis lors, le PSG a toujours évolué en D1.
Francis BORELLI succède à Daniel HECHTER en janvier 1978.
Le PSG fait alors parler de lui en se classant régulièrement dans le tiers supérieur du Championnat. Mais c'est en Coupe de France qu'il acquiert ses premiers titres de gloire : le 15 mai 1982, il remporte le trophée face à l'AS SAINT-ETIENNE où évolue un certain Michel PLATINI, et le 11 juin 1983, il récidive contre NANTES tout en terminant troisième du Championnat. Après s'être classé quatrième du Championnat 1983/84, le PSG dispute une nouvelle finale de Coupe de France en 1985, perdue cette fois face à MONACO.En 1986, le PSG devient Champion de France en établissant au passage un record de 26 matches consécutifs sans défaite.
Ces succès nationaux valent au PSG l'honneur de représenter les couleurs françaises en Coupe d'Europe. Son meilleur résultat sera d'atteindre les quarts de finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe en mars 1983, face aux Belges de WATERSCHEI. Chacun se rappelle aussi le 1/8e de finale opposant le PSG à la JUVENTUS de TURIN (qui formait l'ossature de l'équipe d'ITALIE, Championne du Monde 1982), renforcée par BONIEK et PLATINI (PSG éliminé : 2-2 à PARIS et 0-0 à TURIN).
Il faut ensuite attendre la saison 1988/89 pour voir le PSG frôler le titre de Champion et obtenir une belle deuxième place. Le parcours européen qui suit s'achève en 1/16es de finale face à la JUVENTUS.
990/91 sera une année charnière. Dans les coulisses, le PSG cherche des appuis extérieurs pour faire face à de graves difficultés financières. Après être devenu une association loi 1901 à statuts renforcés lors de son assemblée générale du 13 décembre 1990, le PSG conclut fin mai 1991 un accord avec CANAL+ et la Mairie de PARIS. Le PSG adopte le statut de Société Anonyme à Objet Sportif, présidée par Pierre LESCURE. Bernard BROCHAND devient Président de l'Association PSG. La Société et l'Association nomment Michel DENISOT Vice-Président Délégué de l'entité PSG (puis Président Délégué).
Ainsi modernisé et entraîné par un technicien d'expérience, Artur JORGE, le PSG retrouve l'ambition, s'engage à se qualifier d'emblée pour une Coupe d'Europe, et, de fait, adopte une trajectoire ascendante qui le conduit à un brillant palmarès en 1992/93 : demi-finaliste de la Coupe de l'UEFA, second du Championnat et Vainqueur de la Coupe de France. Une progression qui ne cessera pas en 1993/94 puisque cette saison marque l'obtention du deuxième titre de Champion de France dans l'histoire du Club et d'un nouveau record d'invincibilité en Championnat de France (27 matches d'affilée sans défaite), suite à une saison nationale et internationale (demi-finaliste de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe) pleine de promesses pour l'avenir.
Mars 93 : le PSG remporte une victoire historique sur le Real Madrid (quarts de finale - C3)
Lors de la saison 1994/95, le PSG recrute comme entraîneur Luis FERNANDEZ, une figure emblématique du Club des années 80 et s'illustre dans la Ligue des Champions (10 matches sans défaite). L'équipe échoue en demi-finale devant le Milan AC, vainqueur de l'édition 94, après avoir séduit l'Europe du football en éliminant des équipes prestigieuses comme le BAYERN MUNICH ou BARCELONE. Cet enthousiasme permet au club francilien de gagner la première édition de la Coupe de la Ligue ainsi que la Coupe de France (pour la quatrième fois).
1995/96, saison du 25e anniversaire du PSG, s'annonce sous le signe du changement. Après trois demi-finales disputées consécutivement, l'ambition du Club est de remporter la première Coupe d'Europe de l'histoire du Club. Le CELTIC GLASGOW, PARME et la COROGNE ne pourront rien y faire : le 8 mai 1996, le PSG accède à Bruxelles, face au RAPID DE VIENNE (Autriche), à son premier sacre européen grâce à un but de Bruno NGOTTY.
1996/97 voit l'arrivée à la direction de l'équipe professionnelle de Ricardo GOMES RAYMUNDO (Manager Général) et de Joël BATS (Entraîneur). Malgré le rajeunissement de l'équipe, le PSG parvient pourtant à se hisser une nouvelle fois en finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe face au Barcelone de RONALDO et à accrocher la deuxième place du Championnat. Cette place de dauphin donne au PSG l'opportunité de disputer la Ligue des Champions.
Enfin, 1997 marque un changement dans l'actionnariat du Club. Suite à une augmentation de capital, qui lui a permis de renforcer sa situation financière (assemblée générale extraordinaire du 21 avril 1997), l'actionnariat du PSG change et se répartit désormais comme suit : CANAL+ 56,7%, Association PSG 34%, Minoritaires (personnes physiques) 9,3%.
1997/98 soumet le PSG à un rythme échevelé en compétition. Eliminé pour la première fois depuis l'ère CANAL+ avant les quarts de finale de la Ligue des Champions, l'équipe connaît un Championnat difficile. Une saison en demi-teinte pourtant relevée par deux trophées remportés haut la main par les coéquipiers du Capitaine Raï : la Coupe de France et la Coupe de la Ligue.
1998/99 est une année de changements au sein du Club : après sept saisons de présidence, Michel DENISOT laisse la place à Charles BIETRY, lui-même Président des sections Omnisports du PSG depuis 1992. L'ancien Directeur du service des Sports de CANAL+ nomme à la tête de l'équipe Alain GIRESSE, ex-membre du fameux carré magique de l'équipe de France (composé de Michel PLATINI, Jean TIGANA et Luis FERNANDEZ). Une élimination hâtive en 1/16es de finale de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe, puis un début de Championnat difficile pour les Bleu et Rouge, coûtent sa place au technicien parisien. Il est remplacé en novembre parrtur JORGE et Denis TROCH, qui ont pour mission de remonter le Club. Un mois plus tard, c'est Charles BIETRY qui cède son fauteuil de Président à Laurent PERPERE, Directeur Général Adjoint chargé des Finances à CANAL+. Ce dernier nomme Jean-Luc LAMARCHE, venu du RC Lens, Directeur Sportif du PSG. Malgré tout, l'équipe ne parvient pas à remonter la pente, et après la double élimination en Coupe de France puis en Coupe de la Ligue, Artur JORGE quitte la Capitale à la mi-mars, remplacé par Philippe BERGEROO, jusqu'alors entraîneur adjoint chargé des gardiens de but, et ancien membre du staff technique de l'équipe de France, Championne du Monde en 1998.
Après avoir sauvé le club de la relégation en toute fin de saison, Philippe Bergeroo repart aux commandes du PSG avec une équipe qu’il a choisi. Le recrutement est judicieux, mais la saison dernière a laissé des traces et les ambitions sont revues à la baisse. Malgré cette prudence toute légitime, les joueurs de Bergeroo commencent bien la saison. Une vraie équipe se forme au fur et à mesure que les victoires s’enchaînent. L’appétit vient en gagnant : le PSG est finalement qualifié pour la Ligue des champions, et le recrutement laisse entrevoir de grandes choses pour la saison à venir. Le premier championnat du XXIe siècle…
2000-2001. Anelka, Luccin, Dalmat, la jeune garde du football français devait porter le PSG sur le toit de la France. Après un départ plutôt réussi, notamment sous l’impulsion d’un Robert fringant et d’un Anelka opportuniste, le PSG s’est emmêlé les crampons à l’approche de l’hiver.
Au terme d’une cinglante défaite à Sedan (5-1), début décembre, Philippe Bergeroo cède son poste d’entraîneur à Luis Fernandez. L’enfant de Tarifa était réclamé depuis plusieurs matches déjà par les fidèles du Parc des Princes. Luis se sépare de certains joueurs et en recrutent d’autres. Il y a ce petit espagnol, formé à l’école catalane, Mikel Arteta, l’international Argentin, Mauricio Pochettino et Didier Domi, qui revient dans le club de ses débuts.
Six mois plus tard, le PSG termine le championnat à la neuvième place et décroche, pendant l’été (désistement de certains clubs espagnols), une place inespérée en coupe Intertoto. On retiendra de cette saison, un beau parcours en Ligue des champions, entaché toutefois par un fâcheux retournement de situation contre La Corogne. Mais Luis semble avoir réussi à composer une équipe ambitieuse et solidaire. Un groupe auquel sont venus se greffer de nouveaux joueurs tels que Cristobal, Aloisio, Heinze mais surtout Ronaldinho.
Le crack brésilien évoluera la saison prochaine dans le championnat de France, sous les couleurs du PSG. Après trois saisons de disette, le PSG et ses supporters ont soif de victoires. Les autres équipes sont prévenues.
001-2002. Avec la montée en puissance de son génie brésilien Ronaldinho (13 buts et 7 passes décisives pour sa première saison en France) et une défense retrouvée (meilleure défense du championnat avec 24 buts encaissés), l’équipe de la capitale se qualifie pour la coupe de l’UEFA en terminant 4e du championnat. Après le fringuant échec de la politique jeunesse, Luis Fernandez a fait confiance à des joueurs peut-être un peu moins médiatisés mais plus professionnels. Dans le vestiaire parisien, le changement est radical : les hispaniques (Cristobal, Heinze, Pochettino, …) apportent la rigueur et la bonne humeur nécessaires à un groupe en pleine reconstruction.
Le parcours de Paris dans les différentes coupes est, par contre, un peu décevant : élimination de la coupe de l’UEFA en 16e de finale contre les Glasgow Rangers au Parc des Princes (0-0, 4 t.a.b. à 3), élimination en quart de finale de la coupe de France face à Lorient (1 à 0) et élimination en demi-finale de la coupe de la Ligue face à Bordeaux (1 à 0). Autre point décevant, l’association en attaque d’Aloisio et Alex. L’ancien duo de feu, qui fit les beaux jours de l’A.S. Saint-Étienne, n’a pas réussi à retrouver les automatismes qui lui permettaient de percer les défenses adverses.
Malgré cela, la bonne saison en championnat de l’équipe parisienne a permi d’atteindre l’objectif principal du club, à savoir se qualifier pour une coupe d’Europe. Ronaldinho finira l’année en remportant le titre de champion du monde. Les supporters du Parc des Princes n’ont d’yeux que pour lui et tous se mettent à penser à la saison prochaine.
2002-2003. Tout le monde voyait le PSG en haut des classements, Ronaldinho s’était parfaitement adapté au football hexagonal, le recrutement était sérieux et ne devait combler que les carences de l’équipe, la saison 2002-2003 fût… catastrophique ! Agité par de nombreuses affaires internes, le club parisien en a vu de toutes les couleurs cette saison. Lors de la treizième journée, l’équipe aurait même pu prendre la première place du championnat. Au final, le PSG termine à la onzième place, soit la plus mauvaise position depuis 15 ans. En mars, on a même évité le pire : Paris accueille Troyes au Parc des Princes. Les supporters, mécontents des résultats, sont en grève. Au bout de trente minutes, le PSG est mené 2 à 0. Une bronca infernale retentit dans le stade et sonne le début de la révolte de l’équipe parisienne qui gagne finalement 4 à 2.
Et que dire de cette finale de coupe de France, dernière chance de se qualifier pour une compétition européenne, perdue face à Auxerre au Stade de France (2 à 1). L’homme en noir a vu rouge pour Leal ; on ne peut pas refaire le match.
Mais même dans les moments les plus délicats, le PSG se surpasse dans les grands rendez-vous : Bordeaux, Auxerre, Monaco, Lyon, ils sont tous tombés sous la pression parisienne au Parc des Princes. Il en manque un : le frère-ennemis, la citée phocéenne, Marseille et son club ! C’est sûrement la seule chose que les supporters parisiens retiendront de cette saison noire : les trois victoires sur l’Olympique de Marseille dont un succès au stade Vélodrome, le premier depuis près de vingt ans. Au total, le PSG aura marqué huit buts contre l’OM pour un seul encaissé.
Fort d’un nouveau président et d’un nouvel entraîneur, tous ceux qui aiment le club de la capitale attendent qu’il renaisse de ses cendres pour que la saison 2003-2004 ne ressemble à aucune autre.
003-2004. Qui aurait pu prédire en début de saison que le PSG réussirait une telle performance ? Comment imaginer que le club de la capitale, 17e après la cinquième journée, terminerait vice-champion ? Comment prévoir que le PSG, 11e en 2002-2003 et vaincu en finale de la coupe de France, remporterait le 11e trophée de son histoire ? La saison 2003-2004 a réservé aux supporters parisiens son lot de surprises, plutôt bonnes pour la plupart.
Nouveau président, nouvel entraîneur, nouveaux objectifs et nouvelle stratégie, c'est un PSG remanié qui s'est présenté le 2 août face à Bastia. Vahid Halilhodzic a dores et déjà annoncé ses objectifs : stabiliser les finances du club, redorer le blason du club et se qualifier pour une coupe d'Europe. Pour cela, l'entraîneur bosniaque a commencé par réduire son effectif et par recruter malin. Des recrues peu prestigieuses sur le papier, en dehors de Pauleta meilleur joueur de Ligue 1, mais tellement indispensables sur le terrain.
Pourtant le championnat commence mal : un nul peu flatteur face à Bastia, suivi d'une défaite à Lille. Les Parisiens semblent se reprendre en venant à bout de Metz, avant de sombrer à nouveau contre Monaco et Montpellier. Paris est au plus bas et ses dirigeants se posent des questions, à l'image de l'entraîneur qui avoue s'être isolé au camp des Loges pour réfléchir à la situation. Mais les Parisiens n'ont pas dit leur dernier mot, et à Guingamp, réduit à dix, ils font preuve d'une solidarité exemplaire pour remporter la victoire. Un déclic ! Paris enchaîne alors avec cinq succès et remonte au classement aussi vite qu'il a chuté. Le PSG désormais dans le trio de tête réussit même l'exploit de rester invaincu durant 17 matches de championnat.
Au final, seuls les Lensois ont su déjouer l'équipe de la capitale, tandis que les Marseillais ont chuté trois fois contre leurs rivaux, soit six fois de suite, et que le champion lyonnais n'a pris qu'un point sur son dauphin. Du côté des performances individuelles, Pauleta a fini troisième buteur du championnat avec 18 réalisations derrière Cissé (26) et Frei (20). Il devient ainsi le meilleur buteur du club depuis la saison 85-86, année qui avait vu le PSG finir champion de France et Dominique Rocheteau inscrire 19 buts. Tous deux restent tout de même loin derrière Carlos Bianchi et ses 37 réalisations en 77-78. Enfin, Fabrice Fiorèse avec 10 passes décisives cette saison, se place comme troisième passeur de Ligue 1, précédé par Lachuer et Monterrubio (11).
Le PSG a donc réussi l'une des plus belles saisons de son histoire, aussi bien collectivement qu'individuellement. Le PSG a retrouvé un buteur, s'est découvert un passeur et a remporté sa sixième coupe de France face à Châteauroux. Et sa réussite semble communicative, puisque Paris compte dans ses rangs un champion d'Afrique, un Vice-champion d'Afrique, un Vice-champion d'Europe, un tout récent international tricolore... Un groupe solide, associé à des recrues de choix, et prêt à repartir de plus belle. De quoi présager une saison 2004-2005 historique.